Les jeux du bourreau

Cette semaine l’ex m’a donné rendez-vous pour discuter. Il m’a regardé dans les yeux et m’a déclaré qu’il voulait être en bons termes et que je comptais pour lui.

Je lui ai répondu que tout ça n’était que des mots et qu’à partir de maintenant seulement ses actions parleraient pour lui. Par exemple, le fait qu’il veuille que nos enfants passent 50% de leur temps chez lui. Donc, techniquement ça lui éviterait de payer une pension alimentaire. Ceci est une norme ici au Québec, les couples qui se séparent ont le droit de passer la même quantité de temps avec les enfants et dans le cas contraire l’un des deux parents doit compenser financièrement l’autre. Alors, quand je lui ai parlé du fait que par son égoïsme et son incapacité à être un mari honorable, j’allais manquer la moitié de l’enfance de nos enfants, il m’a dit qu’il était toujours possible qu’il revienne à la maison… Qu’on pouvait essayer de cohabiter tout en se laissant l’espace nécessaire pour avoir une vie privée. Je lui ai expliqué que je ne comprenais pas trop dans quelle réalité parallèle il vivait. Que je ne peux pas devenir la coloc de mon mari et le voir sortir avec d’autres. Que dans l’univers dans lequel j’évolue, soit nous sommes une famille unie ou bien nous ne le sommes pas du tout. À cela, il m’a répondu qu’on pouvait alors essayer de redevenir une famille.

Je l’ai regardé droit dans les yeux et je lui ai dit qu’il a eu 10 ans pour me démontrer sa capacité à ne pas courir les femmes et que malheureusement il avait lamentablement échoué. Si on revenait ensemble combien de temps de répit aurais-je avant qu’il  jette son dévolu sur la  première pétasse de vingt ans, qui le ferait rentrer tard, me mentir, me faire des crises de colère injustifiée et me briser, une fois de plus, en mille morceaux?

Je lui ai accordé ma confiance 1000 fois depuis nos débuts et en vain. Aujourd’hui, je devrais, en toute logique, malheureusement sauver ma peau et refuser son retour. Il sait pertinemment que nos enfants représentent tout pour moi. Alors, je sais qu’il me connaît parfaitement et sait que je serai tourmenté par ce choix.

Choisir entre vivre un calvaire ou voir quotidiennement ses enfants, c’est la chose la plus terrible qui soit.

 

 

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Ce qui est dur dans une rupture entre parents c’est d’avoir à choisir entre son propre épanouissement qui passe par la séparation et le bonheur des enfants qui impliquerait de rester en couple. On voit les choses comme ça mais je pense que les enfants ne sont pas heureux si les parents ne le sont pas.

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    1. Miya dit :

      J’aimerai beaucoup savoir comment tes enfants se sont adaptés au début? Mais tu as raison, les enfants ne peuvent être heureux si leurs parents sont malheureux ( surtout malheureux ensemble…)

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